L’enseignement catholique – encore – sur la pente ascendante

TOP DU WEB | 10/10/2017 | Par Benjamin Coste
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école catholique

De plus en plus de parents inscrivent leurs enfants dans l’enseignement privé. 2,1 millions de jeunes sont scolarisés dans l’enseignement privé catholique, soit 20 % des élèves en France. La qualité de l’enseignement, un climat apaisé et de meilleurs résultats sont recherchés. Mais pas seulement.

Benjamin Coste

  • Un souci d’équité et la reconnaissance des services rendus

    Fort de 13 000 élèves supplémentaires dans ses collèges et lycées, Pascal Balmand a décidé de changer de ton. La question des moyens financiers alloués par l’État est au cœur des débats. « Certes, ces dossiers ne sont pas nouveaux […] mais à force de ne pas être entendus, nous les portons de façon moins douce », justifie le secrétaire général de l’enseignement catholique qui reproche à l’État de faire des économies budgétaires sur le dos de l’enseignement privé. La persistance des écarts de salaires entre professeurs du public et du privé, les subventions inégales versées par les collectivités locales (un écart de 39 % pour les lycées agricoles). Pascal Balmand a aussi demandé « un moratoire sur la suppression des emplois aidés » qui mettent à mal notamment « le fonctionnement des petits établissements situés en milieu rural ». Le secrétaire général attend désormais des gestes en faveur de l’enseignement catholique, « en juste proportion des services qu’il rend ».

    Accéder au site : Le Figaro
    http://lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/03/01016-20171003ARTFIG00311-l-enseignement-catholique-liste-ses-insatisfactions.php

  • Entre privé et public, c’est « le jour et la nuit »

    Que reprochent les parents à l’enseignement public ? BFM a interrogé Karine, maman de deux enfants et déçue du public. Elle raconte : « plus jeune de mes fils est dysorthographique. Il n’était pas du tout adapté… Enfin c’est plutôt l’école qui n’est pas du tout adaptée à lui. Il n’a pas du tout été pris en considération pendant ses années en primaire. Mon fils aîné était dans la même école. Il a eu un enseignant en CM2 qui était délégué syndical. Le jour de la rentrée, il n’était pas là. Il n’était dans sa classe qu’une journée et demie par semaine. Ça plus les grèves, de l’école, de la cantine… »

    À l’inverse, cette maman qui a suivi toute sa scolarité dans le privé, a apprécié que « La problématique du plus jeune a été prise en considération. Les profs ont été très présents, il y a eu beaucoup de dialogues, de rencontres. L’enseignement y est beaucoup plus sérieux.

    Accéder au site : BFM TV
    http://rmc.bfmtv.com/emission/l-enseignement-prive-seduit-de-plus-en-plus-le-public-c-est-termine-je-suis-alle-de-deception-en-deception-1270512.html

  • L’attrait relatif de l’enseignement religieux

    La spécificité chrétienne des établissements privés est-elle décisive dans le choix des parents de placer leurs enfants dans l’enseignement catholique ? « Très peu », répond le sociologue François Dubet qui impute le succès des établissements privés à d’autres raisons : « L’enseignement privé a la réputation d’un meilleur climat scolaire, d’enseignants supposés plus mobilisés, car recrutés directement par l’établissement, et avec des absences plus souvent remplacées. Les parents recherchent aussi un certain entre-soi social. »

    Accéder au site : le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/education-pourquoi-le-prive-continue-de-gagner-des-eleves-04-10-2017-7306689.php

  • À Porto-Vecchio, une première école catholique dans les murs de la paroisse

    La paroisse de Porto-Vecchio vient d’ouvrir la première école catholique de la ville. Dix-sept élèves composent l’unique classe de CP. Et en Corse, avec une heure de catéchisme hebdomadaire, les parents « sont ravis » que leurs enfants reçoivent un enseignement chrétien dans les murs de l’école Sainte-Dévote. « En 2013, selon une enquête prospective commandée par la paroisse de Porto-Vecchio, 170 foyers étaient d’ores et déjà intéressés. »

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Vos commentaires ( 1 )

  1. gilles c. Le 12/10/2017 à 13:09 Signaler pour abus
    On ne peut généraliser un jugement sur l'école catholique diocésaine. Cet article est très optimiste, beaucoup trop par rapport à la réalité.

    D'abord il faut savoir ce qu'on attend de l'enseignement libre. Si c'est seulement l'éducation nationale avec ses défauts amoindris, évidemment on y trouve toujours son compte. Si on y recherche un enseignement vraiment catholique qui construira un catholique solide , on sera le plus souvent très déçu sauf rares exceptions qui sont d'autant plus méritantes que cela ne tient souvent qu'au chef d'établissement et à une poignée de professeurs très engagés parmi d' autres indifférents quand ils ne sont pas hostiles à l'Eglise.

    Ce qui est surprenant de la part des évêques qui organisent des synodes sur l'évangélisation, comme dans le 35, c'est qu'il n'ont pas compris que l'enseignement est le premier vecteur missionnaire et qu'il suffirait qu'avec quelques chefs d'établissements de bonne volonté ils reproduisent ce qui a fait ses preuves ailleurs pour être missionnaire: cf l'excellente émission de KTO avec les témoignages du Lycée Charles de Foucauld de Puteaux par exemple. Pourquoi réinventer l'eau chaude en recherchant des nouvelles formes d'évangélisation alors que 50 % des familles françaises ont eu au moins un enfant dans l'enseignement catholique. Et surtout que des établissements mêmes sous contrats obtiennent des résultats miraculeux en matière d'évangélisation.